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À l’occasion de la 31e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le CETIM, les Amis de la Terre international (FOEI) & le Transnational Institute (TNI), membres de la Campagne mondiale pour démanteler le pouvoir des STN et mettre fin à l’impunité, ont organisé une conférence intitulée « Comment tenir les sociétés transnationales responsables de violations de droits humains ? ». Visionnez les interventions des différents participants ci-dessous.

Link: http://www.cetim.ch/video-conference-organisee-par-le-cetim-a-lonu-comment-tenir-les-stn-responsables-de-violations-de-droits-humains/ 

Le brutal assassinat de la leader indigène Berta Cáceres dans sa maison à Esperanza, au Honduras, le 3 mars 2016, a suscité une vague de protestation mondiale, réclamant un accès effectif à la justice autour de son meurtre et plus largement la lutte contre l’impunité des STN. Le meurtre de Berta s’inscrit dans la continuité d’une violence militarisée qui coûte la, vie chaque année, à des centaines de femmes et hommes qui luttent en défense des droits humains et de l’environnement dans le monde entier. Le CETIM, soutenu par l’Association internationale des juristes démocrates (AIJD), est intervenu au Conseil des droits de l’homme à ce sujet. Lire l’intervention.

La résistance persistante des défenseuses et défenseurs des droits humains a poussé le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à s’emparer de la question de l’impunité des STN et continue à nourrir le mandat du Groupe de travail intergouvernemental à composition non limitée sur les sociétés transnationales et autres entreprises en matière de droits humains mis en place en juin de 2014 pour établir un instrument international contraignant sur les STN en relation avec les droits humains.

Les sociétés transnationales sont devenus des acteurs majeurs très puissants, et leurs activités ont un impact (direct et/ou indirect) énorme sur les droits humains et sur la vie quotidienne des populations locales. Néanmoins, les STN sont en mesure de se soustraire des juridictions nationales en raison de leur caractère transnational, de leur pouvoir économique, financier et politique sans précédent, de leur flexibilité économique et juridique, ainsi que des structures complexes qu’elles utilisent pour mener leurs opérations. Généralement, lorsque des violations de droits humains sont commises, l’impunité prévaut, en particulier lorsque les communautés et les peuples touchés se trouvent dans les pays du Sud.

Au cours de cette conférence, des acteurs et des experts clés du processus ont débattu des défis qui caractérisent les négociations. Ils ont présenté les éléments clés concernant le contenu du futur instrument international juridiquement contraignant. Cet événement a également exploré comment faire en sorte que le nouvel instrument soit efficace, reflète les besoins des communautés touchées, les réalités des violations des droits humains sur le terrain et s’attaque aux lacunes existantes dans la protection des droits humains et l’accès à la justice.

Introduction de Brid Brennan (TNI) :

En anglais

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